Dimanche 4 juillet 2010 7 04 /07 /Juil /2010 12:00

Mutants Affiche


Mutants
, de David Morley, 2009


De l'Amour, De la Sueur, Du Sang


13/20




 


          Sur le papier, Mutants est un film qui en a.
          Pour s'appliquer à réaliser un film de zombies en France en 2009, il faut forcément en avoir. Et c'est David Morley qui s'y colle, après le sympathique "Morsure" un court-métrage faisant office de bande démo sur le sujet.
          Depuis l'inoubliable et hilarant Lac Des Morts-Vivants de Jean Rollin en 1981, les réalisateurs français ayant eu le culot de tenter l'expérience se comptent sur les doigts d'une seule main. Les distributeurs, par tradition frileux à un genre provocateur souvent qualifié de "sous-cinéma", ne laissent que trop rarement aux auteurs l'occasion de se tourner vers de nouveaux horizons.

          Il était donc salutaire, pour tous les défenseurs du gore qui tâche et de l'horreur sans concession, de vérifier si Mutants, pourtant oeuvre de commande pour la case ciné de genre de Canal +, tenait toutes ses promesses après le petit buzz engendré dans la presse spécialisée ainsi que sur le net.
          Alors qu'un virus a décimé la population, un couple, Marco et Sonia, sont en fuite à la recherche de la base NOE, seul espoir possible vers un havre de paix. Jusqu'au jour où Marco est à son tour contaminé...

          Première surprise, le film de Morley démarre sur les chapeaux de roue. Au coeur d'un paysage montagnard dévasté, l'humanité lutte à chaque instant pour sa survie. L'image est froide, l'ambiance est opressante, la tension est constante, et le gore est bel et bien présent!
          Une introduction qui donne immédiatement le ton: Mutants prétend s'inscrire dans la nouvelle vague horrifique française initiée par Haute Tension (2003), et perpétuée par des bandes aussi folles qu'A L'Intérieur ou Frontière(s), pour ne citer qu'elles.

 

Mutants Chaud

Effectivement, faire un film de zombies en France, c'est chaud bouillant...


  

          La quasi-totalité du film se passe en hiver, dans un espace clos, en l'occurence un hopital désaffecté. On pense à The Thing, bien sur, mais à la différence du film de Carpenter qui utilisait la base polaire pour souligner l'isolement de ses personnages, pour Mutants ce choix semble avant tout été motivé par un cruel manque de moyens.
          Mais cette défaillance n'a au final que peu d'importance, puisqu'elle rajoute au contraire au caractère claustrophobe du film. Montrer une énième apocalypse zombie n'est en aucun cas le propos de Mutants, celle-ci permet d'assurer une toile de fond au couple voué à la destruction que forment Marco et Sonia.

          Car c'est bien là le thème central du film: ces deux personnages qui veulent s'aimer malgré une issue inévitable réussissent à vraiment nous atteindre, et engendreront indéniablement les scènes les plus puissantes du film. C'est tout d'abord l'effort de deux comédiens: Hélène de Fougerolles, excellente et pourtant en contre-emploi total, et Francis Renaud, qui nous garantit une transformation aussi forte sur le plan émotionnel que celle de... de... de Jeff Goldblum dans La Mouche, tiens!

          Oui, David Morley est influencé. Fortement. Par Cronenberg, c'est sur, mais aussi indéniablement par 28 Jours Plus Tard, avec une mise en scène parfois aussi nerveuse que les zombies qu'elle sert. Ce qui est parfois une bonne idée (notamment en début de film) s'avère parfois une faiblesse, un artifice servant à masquer le manque évident de moyens (la scène de la bibliothèque en étant le parfait exemple).

          Pourtant, ces influences ne sauraient cacher le réel talent de Morley, aux commandes d'une oeuvre réellement atypique, qui parvient à s'exprimer totalement pendant la demi-heure où Marco et Sonia se font face en un parfait mélange d'amour et de pulsion bestiale. Celui-ci atteint son paroxysme dans des gros plans bouleversants, où le déchirement du personnage de Francis Renaud est plus que palpable.

          Néanmoins, en moitié de film, Mutants prend un tournant discutable, puisque la belle équation composée par ses deux acteurs principaux est brisée par l'arrivée de personnages secondaires, ayant vite l'ascendent psychologique sur les protagonistes, comme c'est souvent le cas dans le genre zombiesque. Ce qui aurait pu s'avérer être un rebondissement jouissif s'avère finalement être un mauvais choix tactique: la première moitié du film déborde tellement de justesse que celle-ci pêche immédiatement par ses mauvais acteurs (Dida Diafat a beau être un bon boxeur, dans un film c'est pas encore ça...), et ses artifices malvenus. Car si la suite implique d'insuffler davantage d'action au script, force est de constater que le budget est loin de suivre, que l'inadéquation de certains décors est parfois apparente, et que le manque de figurants se fait cruellement sentir.

 

Mutants PSG

  "PSG, enculay !!!"

 

 

          Pendant que Morley se démène à donner de la substance à ses nouveaux personnages, on ne peut s'empecher de regretter que ce lien unissant Marco et Sonia par delà la mort n'aie pas été plus exploité à l'écran. On se dit même, après coup, que cette histoire d'amour aurait pu se suffire à elle-même, sans avoir à comporter de la chair à zombie inutile au métrage. Mais enlever les scènes de cannibalisme d'un film de zombies de commande, c'est un peu comme retirer les explosions d'un film d'action pur jus. Ce qui se dit à côté peut être interessant, mais sans le minimum vital, personne ne veut en entendre parler...

          Tout au long du film, et même pendant ces séquences où, comme on dit, le bât blesse, David Morley s'éclate. Tout en restant dans un contexte scénaristique où l'humour n'a pas sa place, le metteur en scène se plait à en rajouter dans le domaine du gore, histoire de faire plaisir à son public. Morley est conscient de ses faiblesses, assume pleinement les problèmes techniques du film, et laisse transparaître sa sincérité dans une mise en scène humble et hautement référentielle.
          Malgré cette histoire d'amour centrale, nous sommes ici dans le domaine du divertissement pur, à mille lieux du symbolisme de Fabrice Du Welz ou du pessimisme de Pascal Laugier. Le cinéma de genre francophone renaissant se targue ainsi de proposer différentes approches (et c'est tout à son honneur), David Morley se chargeant donc de son côté de mettre l'accent sur une love story en pleine fin du monde à la fois cheap et assumée. Et de ce côté-là, l'exercice est plus que réussi, malgré le flop dont fut victime le film à sa sortie.

          C'est tout le problème de ce genre de bandes. Sorti finalement en catimini scandanleux, Mutants n'a eu pour seul écho que le public habituel et assidu du fantastique. Retirons à ce total une bonne partie de spectateurs persuadés que l'horreur en France n'a tout bonnement aucun avenir (à en croire certains médias, seule la pitoyable série des Saw peut ravir les adeptes du rouge excessif), et nous nous retrouvons avec la recette parfaite de comment torpiller une sortie salles en France. Well done!

 

Mutants Jesus

  "Always look on the bright side of life..."


 

          Mutants, bien qu'étant un film quelque peu inégal, peut se targuer d'officier dans un genre que peu de personnes peuvent se vanter d'oser produire en France. Mais c'est loin d'être son seul mérite, puisqu'il agit comme une petite claque pour tous les amateurs de tripaille et de sensations fortes au cinéma, notamment grâce à son final, qui renoue habilement avec l'émotion procurée par les scènes de mutation de Francis Renaud.
          Totalement décomplexé, doté d'une thématique ambitieuse et d'un fort capital sympathie, le film est une goutte d'espoir supplémentaire pour tous ceux qui espèrent voir une porte s'ouvrir dans les sacro-saintes sphères du cinéma français, vers un espace dédié où de jeunes réalisateurs avides de partager leurs émotions autrement pourraient s'exprimer plus librement.
          Certes il s'agit d'un premier film, avec tous les défauts qui vont avec, notamment sa tendance à citer à tour de bras (28 Jours Plus Tard et sa suite, La Mouche, The Thing, Alien...), ce qui fera d'ailleurs dire aux détracteurs du film que les Français ne savent pas faire aussi bien que les Américains dans le domaine.
          Mais que l'on ne s'y trompe pas, c'est d'abord en s'appuyant sur ses ainés pour parvenir à proposer quelque chose d'inédit que l'on parvient à faire son nid. Les auteurs existent en France, et ont des choses à proposer. Tout repose donc sur les épaules des distributeurs français: il ne tient qu'à eux d'accepter qu'il puisse y avoir un public pour notre genre de conneries prépubères... 


Par Xim Axinn - Publié dans : Criti-X
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Vendredi 2 juillet 2010 5 02 /07 /Juil /2010 12:00

Samedi

Clown bomb2A la SNCF, c'est des malins, encore une fois.

Cette fois-ci, ils ont carrément décidé de bloquer toute un axe, pendant un week-end de vacances.

C'est bien, SNCF, tu remontes dans mon estime.

Du coup, obligé de me rendre à l'aéroport, je décide de me mettre à leur niveau.

En effet, c'est seulement au moment de descendre de la voiture qui m'y emmène,

que je me rends compte que j'ai un pistolet à billes dans mon sac.

Quelques minutes plus tard, et c'était la sodomie inévitable.

Personne ne voudra donc de mon corps?

 

 

Dimanche

J'aime ça, passer la journée au cinéma.

Me remplir la tête de jolis films, de jolies histoires...

pour au final me la faire vider de force, à coups de GHB, de junkies japonais, et de fornication.

Mais loin de moi l'envie de te spoiler Enter The Void.

Bruce Willis et Dark Vador meurent à la fin, de toute façon.

 

Natzi girl 

Lundi

Aller se paumer en Bourgogne pour un tournage, c'est sympa.

Un p'tit village, une p'tite baraque, un p'tit épicier qui demande à sa femme "de la Kro pour les jeunes"...

Et un panneau qui indique aux vieux du village que "faut faire attention, le tournage est là".

Ah, le panneau précise aussi que les nazis débarquent au village.

Ben oui, c'est un tournage avec des nazis.

Le minimum syndical pour bien loler.

 

 

Mardi

Grand-Papi me l'a dit: pour être un bon nazi, il faut transmettre de vraies valeurs.

C'est pourquoi, aujourd'hui, l'école primaire du coin nous rend visite.

Coup de bol pour ces chères têtes blondes aux yeux bleus (parce que les autres, on les connaît, hein...), nous avons une petite heure à leur consacrer à la fin de leur journée.

Et dire qu'ils croient en apprendre un peu sur le cinéma.

C'est mignon.

Encore un peu de propagande sur ces esprits innocents, et ils seront prêts pour notre Révolution.

 

 

Mercredi

spider web2Assez de mise en condition: c'est surtout aujourd'hui que je dois rentrer dans la peau dans un officier nazi nain, certes silencieux mais assez vicelard.

Au fur et à mesure que les souvenirs de mon enfance me reviennent, la magie du cinéma opère.

En effet, les vieux du village sont désormais persuadés que les beaux jours sont revenus.

_ Quarante personnes sont mortes dans une ferme!

Youhou. La fête.

... Bon, ben nous, on va repartir, hein...

 


Jeudi

Après ces quelques jours de nostalgie, le retour à la réalité est brutal.

Envie de rien. Ni net, ni geekeries.

C'est peut-etre le karma qui me punit après avoir joué avec Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom-sur-internet (comprenez: Papi Adolf).

Toujours est-il que pour le coup, pas grand chose de rigolo ne peut sortir de cette journée.

Speed2 afficheEt franchement, c'est pas plus mal.


 

Vendredi

Après cette faible journée, je reçois un gros coup de boost dans les fesses.

En effet, alors que tout est quasiment pret pour le tournage de mon court-métrage,

J'ai l'opportunité de le délocaliser totalement, pour filmer dans un lieu beaucoup plus dépaysant que ce que j'espérais obtenir.

Ni une, ni deux: on accepte, on modifie tout de suite le scénario en conséquence.

Et avec une plus grosse trique que la veille, va sans dire...


Par Xim Axinn - Publié dans : L'Autre Semaine
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Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 12:00

disco boySamedi

Encore quelques jours à passer à Poitiers, et je suis toujours incapable de dire si son chat est malade, ou s'il veut ma mort.

Mais cette nuit, alors que Nodee dort, j'ai quelques indices.

Dans le noir, plongé dans le silence,

assis par terre, faiblement éclairé par l'écran de mon Macbook,

je suis agressé à plusieurs reprises par la Bête du Gévaudan.

Franchement, où est Samuel Le Bihan quand j'ai besoin de lui?

Il tourne Disco 2 ?

Autant pour moi...

 

 

Dimanche

Sur le point de repartir vers le joli Paris, je reçois un coup de fil familial m'invitant à rejoindre "tout le monde pour une joulie surprise".

Il est mignon, le Xim. Et pas contrariant.

Du coup, c'est animé par l'espoir de faire plaisir à tout le monde, mais aussi par celui de voir se dessiner un sourire ému sur le visage de mes proches que je me prépare à faire route dans une poignée de jours.

... ignorant à ce moment l'adage que les moines tibétains répètent encore depuis le jour où ils ont nourri le Yéti près de leur temple:

"A coeur trop gentil, Triste sodomie".

 

 

Lundi

Je profite d'une légère déprime pour apporter les dernières touches pas très rigolotes au scénario de mon court-métrage.

countdown bombPourquoi une déprime?

Bonne question, tiens. Disons que je suis sur le point d'avoir de bonnes raisons de faire gentiment la gueule, et que pour la première fois de ma vie, j'ai l'envie soudaine de faire confiance à mes instincts en la matière.

A moins que ce soit parce que la veille au soir, j'ai eu un apéritif de ce qui allait me tomber dessus. Va savoir.

Quoiqu'il en soit, quelque chose me dit que je vais avoir l'anus qui pique dans 5, 4, 3...

 

 

Mardi

Voilà.

Des soucis de logement, on va dire, sans vouloir jeter de l'huile sur le feu de ton cul.

J'ignore à ce moment là où je dormirai à mon retour sur Paris.

Ouaip, viré de ma chambre.

S'pas lol.

Arrangé au moment où ces lignes sont écrites, donc on va pas s'éterniser...

Mais sur le coup, s'pas lol.

 

 

Mercredi

tchou tchou trainAssez dépité de laisser Nodee dans ces conditions, c'est avec les couilles remontées jusqu'à la gorge que je me dirige vers le train supposé me conduire dans le sud.

Et c'est le moment que Poitiers choisit pour me faire chier jusqu'à l'os, puisque deux trains sont côte à côte sur le même quai. L'un vers le nord, l'autre vers le sud. Je monte dans l'un. L'autre part. Vers le sud, bien sur.

_ Bienvenue à bord du train à destination de Paris Montparnasse.

Game Over.

 

 

Jeudi

Ayant finalement réussi à atteindre ma famille, je suis accueilli à bras ouverts.

Tel un allié en 44, j'oserais dire.

_ Dis-donc, toi qui es dans le cinéma, tu m'installes mon home cinéma? Bah quoi, dans home cinéma, y a cinéma!

Dans cinema, y a "nem", aussi. Ce qui me rend forcément incollable sur la guerre du Vietnam.

 

 

Vendredi

plane kidRendez-vous sur la plage, puisque ma famille veut se rendre au rassemblement des hydravions de France. Euh...

Alors que mon corps frêle est recouvert de crème solaire personnelle (indice de protection "no-wifi"), je m'aperçois vite que ma journée ne sera pas perdue.

Oh que non. Car devinez qui vient de se poser!

Tu connais la Patrouille de France, s'pas?

_ Ceux qui font les drapeaux avec les avions?

Euh, oui Nodee. Ces grands gaillards dans des grands avions qui font des grands loopings qui leur font de grandes taches sur leur slip.

Ben, laisse-moi te présenter... la Patrouille de France... A Pied.

C'est autre chose. Avec plus de tâches. Et plus de slips.


Par Xim Axinn - Publié dans : L'Autre Semaine
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Mardi 29 juin 2010 2 29 /06 /Juin /2010 12:00

Ces trois derniers mois, on aura eu droit à tout:

- Des coups de maitres (Kick-Ass)

- Des grosses merdasses (Prince Of Persia),

- Des petites réussites inespérées (L'Agence Tous Risques)

- Des petites déceptions qui foutent les boules (Iron Man 2)

Le printemps aura vu l'eclosion de fleurs geek en tous genres, certaines à l'odeur de lavande, d'autres à l'odeur de purin.

 

Sexy Summer

 

L'été s'annonce légèrement moins fourni quantitativement, mais nous a réservé quelques joyaux qui vont sentir bon l'abricot. Votre serviteur vous dévoile les dix films qu'il va falloir suivre de près ces trois prochains mois.

Surtout si comme moi vous préférez vous éclater dans une salle de cinoche plutôt que vous faire chier sur la plage.

 

Note 1: Centurion et La Meute, prévus au printemps, ont vu leur sortie repoussée pour les trois prochains mois. Ayant déjà été évoqués, on y reviendra pas. Mais surveillez-les tout de même, sacrebleu!

Note 2: Scott Pilgrim vs. The World est repoussé au 20 octobre. C'est pour la bonne cause, cependant, puisqu'Edgar Wright désire ajouter un maximum d'éléments du sixième et dernier volume du comics, pas encore paru au States. Si ça c'est pas geek, franchement!

Note 3: Je ne peux pas évoquer Twilight 3, parce que j'ai water-polo.

 

 

Predators posterPredators (de Nimrod Antal) [sortie le 14/07/2010]

C'est seulement parce qu'il est trop pris par Machete que Robert Rodriguez ne peut pas assurer le rôle de réalisateur sur Predators. Mais quand on entend le bonhomme parler de sa vision de l'oeuvre, on s'aperçoit vite que malgré la présence de Nimrod "Motel" Antal, Rodriguez est le seul maitre à bord. Du moment que celui-ci réussit à nous faire oublier les Alien vs. Predator, je garde mon calme....

 

 Repo Men poster

Repo Men (de Miguel Sapochnik) [sortie le 14/07/2010]

Un marché d'organes artificiels de luxe, des mecs chargés de recuperer les impayés "en nature", une administration mafieuse, un Jude Law trahi, un Jude Law qui court, un Jude Law qui tue, un Jude Law qui fait mouiller les petites culottes. Du réchauffé, c'est sur, et probablement pas le film de l'année. Mais peut-être un thriller sympathoche, qui sait.

 

 

Toy Story 3 posterToy Story 3 (de Lee Unkrich) [sortie le 14/07/2010]

A mille lieues d'un Dreamworks qui tente de renflouer sa tête de gondole Shrekienne en en retirant toute la substantifique moëlle ("puisque bon, hein, c'est pour les z'enfants"), Pixar ne vend pas encore son âme au diable, et nous a prouvé avec Toy Story 2 que ses films pouvaient être destinés à tous les publics. Avec un troisème volet qui s'avèrerait étonnament émouvant, d'après les échos ricains, il est fort possible que Woody nous fasse renouer avec notre gaule de pré-ado.


Inception poster 

Inception (de Christopher Nolan) [sortie le 21/07/2010]

Après avoir porté le thriller dans des sphères jamais visitées auparavant (Memento), après avoir carrément révolutionné le film de super-héros (The Dark Knight), Nolan revient avec son projet le plus ambitieux, ni plus ni moins, une oeuvre visuellement hallucinante, et attendue comme le messie de l'été. Ai-je besoin de rajouter quelque chose ? Plaît-il ? Batman 3 ? Ah bon, vous aussi ?

 

 

The Last Airbender posterLe Dernier Maitre De L'Air (de M. Night Shyamalan) [sortie le 28/07/2010]

L'Autre Avatar, comme on l'appelle parfois, puisqu'il s'agit de l'adaptation du dessin animé éponyme de Nickelodeon ayant fait sensation il y a (déjà) 5 ans. On espère juste que Shyamalan laissera enfin ses discours moralisateurs puérils (Phénomènes) voire carrément limites (Signes, La Jeune Fille De L'Eau) au vestiaire concernant cette adaptation de produit pour enfants. Non, il n'oserait tout de même pas... Pitié, faites qu'il n'ose pas...

 

 

Djinns posterDjinns (de Hugues Martin et Sandra Martin) [sortie le 11/08/2010]

Le fans de genre attendaient La Meute, il semblerait que le film se soit pris des biffles de tous les côtés à Cannes. La surprise Made in France se nomme Djinns, l'histoire de militaires qui doivent faire face à des esprits maléfiques dans le désert algérien pendant la guerre d'indépendance, et a fait la quasi-unanimité. C'est tout? Bah oui, il n'en faut pas plus pour que je mouille mon caleçon, je t'avoue.

 

 

The Expendables posterExpendables: Unité Spéciale (de Sylvester Stallone) [sortie le 18/08/2010]

Elle est belle, la dream team! Alors que L'Agence Tous Risques vient de sortir sur nos écrans, voilà que se prépare une autre histoire de mercenaires "aux limites de la loi". Bon, celle-ci a l'air foutrement plus ambitieuse, puisqu'elle reunit Stallone, Statham, Lundgren, Jet Li, Mickey Rourke, Eric Roberts, Bruce Willis, Schwarzy... On attend beaucoup plus qu'un festival de testostérone. On attend une bombe absolue d'action et d'efficacité. Que ce soit dit, que ce soit entendu.

 

 

pirahna 3d posterPiranha 3D (de Alexandre Aja) [sortie le 01/09/2010]

Plus les images de Piranha 3D sont révélées, plus on craint de ne rien découvrir d'autre qu'un festival de beaufs et de grognasses risquant de se faire bouffer leur gonflette et leur silicone par les méchants poissons. Certes les effets 3D ont l'air plus qu'impressionnants, mais ça commence à faire peur, cette histoire. Quand donnera-t-on enfin à Alexandre Aja autre chose qu'un remake, bordel?

 

 

The Last Exorcism posterLe Dernier Exorcisme (de Daniel Stamm) [sortie le 08/09/2010]

A l'époque des Hostel, on avait droit au "Quentin Tarantino présente". Aujourd'hui, avec Le Dernier Exorcisme, nous avons droit a un "Eli Roth présente". A Hollywood, tu sais que tu deviens important dès l'instant où tu as une écurie qui porte ton nom. Blague à part, la bande-annonce du film fait clairement sentir que Paranormal Activity et autres ersatzs Blair-Witchiens sont passés par là. Espérons juste que le film ait davantage de cojones que ceux susnommés, et ce malgré le PG-13 qu'il vient d'obtenir outre-atlantique.

 

 

Resident Evil 4 posterResident Evil: Afterlife (de Paul W.S. Anderson) [sortie le 22/09/2010]

La bande-annonce de Resident Evil 4 est juste désolante. Plus de doute possible: la nuit, Paul Anderson viole des fans de la franchise dans sa cave; c'est la seule explication rationnelle. Après avoir transformé le Nemesis en une fillette dotée d'un coeur, après avoir transformé Resident Evil en un western spaghetti série Z, le voilà qui transforme Alice en Néo de Matrix, afin que ce nouveau volet devienne... Equilibrium 2. Pourquoi alors le mettre dans cette sélection? Pour faire pipi dessus, bien sur. Quelle question...


Par Xim Axinn - Publié dans : Xumeur & Remplissage
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Xim Axinn

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